Il ne me reste plus qu'à apprendre correctement l'Hymne National, qu'ici, on entonne à chaque occasion.
En voici les paroles et l'air que vous pouvez retrouver sur ce site:
http://www.youtube.com/watch?v=u5M5FOPNXes
Oid, mortales, el grito sagrado:
Libertad, Libertad, Libertad!
Oid el ruido de rotas cadenas,
Ved en trono a la noble igualdad.
Ya su trono dignisimo abrieron
las Provincias Unidas del Sud.
Y los libres del mundo responden
Al gran pueblo Argentino salud,
Al gran pueblo Argentino salud.
Y los libres del mundo responden
Al gran pueblo Argentino salud.
Sean eternos los laureles
Que supimos conseguir...
Que supimos conseguir.
Coronados de gloria vivamos
O juremos con gloria morir!
O juremos con gloria morir!
O juremos con gloria morir!
Coïncidence?
Le 11 mai 1813 l’Assemblée de l’année XIII adopte comme Hymne National de l’Argentine la chanson patriotique composée par Vincente Lopez et Planes sur une musique de Blas Parera.
Nous habitons la rue Vicente Lopez y Planes.
samedi 4 avril 2009
Le DNI
Le Document National d'Identité, voilà le document important qui me manquait pour vivre plus tranquillement en Argentine.
Je l'attendais depuis six mois, jour où j'avais remis tous mes documents reçus en Belgique pour acquérir la Résidence, et non la Nationalité, Argentine. Ce document m'associe à la vie ici et va pouvoir, par exemple me permettre d'ouvrir un compte en Banque, mettre en ordre mon acte d'achat de la maison etc.
Je vais pouvoir ranger mon passeport Belge qui a pris un coup de vieux depuis un an.
J'aurai reçu ce document, trois jours avant notre premier anniversaire d'arrivée dans ce pays.
Je l'attendais depuis six mois, jour où j'avais remis tous mes documents reçus en Belgique pour acquérir la Résidence, et non la Nationalité, Argentine. Ce document m'associe à la vie ici et va pouvoir, par exemple me permettre d'ouvrir un compte en Banque, mettre en ordre mon acte d'achat de la maison etc.
Je vais pouvoir ranger mon passeport Belge qui a pris un coup de vieux depuis un an.
J'aurai reçu ce document, trois jours avant notre premier anniversaire d'arrivée dans ce pays.
Aujourd'hui, je commence ma vraie vie d'Argentin, levé à 10H30, ne plus rien faire, une grosse sieste, et pas aller coucher trop tard.
Ne riez pas, je suis devenu résidant Argentin depuis hier à 11H25; çà m'a coûté un os, mais j'y suis arrivé. J'ai ma carte d'identité Argentine et du Mercosur.(voir les photos).
Faut que j'explique également, que la découverte de ce rendez-vous que j'avais mis dans mes notes sur l'ordinateur s'était égarée (pour moi, pas pour lui) dans les méandres de l'informatique. Et en recherchant une information, c'est toujours ainsi, on cherche celle-ci et on en retrouve une autre. Que ne fût pas ma surprise de constater que je devais me présenter ce 3 avril au Ministère des Personnes pour y retirer mon DNI. Rechercher ma convocation, là, quelque part, aller retenir une place dans un Car ("Micro") le plus tôt possible pour être là vers 7H00 du matin. (79$ le trajet)
Hier, je suis donc parti seul à Buenos Aires (450km aller-450km retour) en car pour reprendre ma "Résidence" Argentine.
Pour l'instant, il y avait un petit refroidissement et de la pluie, ce qui fait qu'en bon Belge, je me suis habillé en conséquence. On n'est jamais assez prudent!
Parti de la maison à 00H00, le car à 01H30 (peur de ne pas le rater) au terminal de Mar del Plata; une heure trente d'attente et je suis content de m'être bien habillé , arrivée à Buenos-Aires à la gare autoroutière de Retiro:07H00, petit-déjeuner à la gare des bus, me rendre au Ministère (j'ai déjà enlevé ma première jaquette), pas trop de monde (à première vue!), faire la file (çà c'est Argentin, ils ont inventé à la queue leu leu); dans la première salle de 08H00 à 08H30; passer la deuxème salle (et c'est là, qu'il y a une attrape) déjà une autre toute grosse file (les salauds!) de 08H30 à 09H30; on crie certains noms et le "cité" retourne chez lui, il a droit à revenir un autre jour (Certains se trouvaient là depuis 4 ou 5H00 du matin!). Pour les autres c'est un soulagement, ils pourront continuer à faire la file. 09H30, on change de salle et là...on peut s'asseoir. Ouf! maintenant, je peux attendre jusque 16H00 s'il le faut! La salle est comble et il y a un employé au comptoir: il est jeune, il est sourd et, très poli, il vous appelle calmement sans élever la voix. Pour une fois, j'aurais aimé qu'il crie car on n'entend rien. On n'est pas sorti de l'auberge. Le premier passe, vérification, prise d'empreinte, signature et tout le tralala, enfin la carte est donnée à une dame qui crie le nom après avoir vérifié: c'est la vérificatrice! Bon, après une dizaine de minutes arrive un autre employé, puis une autre, et encore une jusqu'à sept; là, les gars, la vérificatrice va avoir chaud. Dans la salle, on en rajoute encore et encore et là, le doute s'installe! Qu'est-ce que le gringo que je suis va faire dans cette foule de Boliviens, Péruviens, Chiliens...? Une chose est sûr c'est que je ne m'appelle pas Perez, Martinez, Gonzalez, Guimenez mais Hallet pour l'ouïe, c'est mieux. Mais! il y a toujours un mais; comment vont-ils citer mon nom? Le HA se prononce Ka (avec un chat dans la gorge), le LL se prononce Jet et Jean-Claude j'te dis pas. Ce qui donne, Kajet Djin-Klô, à peu de chose près, je suis le p'tit fils du roi du Bengale. Bon, faut pas rire du malheur des autres! Comme Européen, à voir la couleur, j'suis seul. Mais, il y a une famile Asiatique. Sont "tiestu" ces gens là! En plus qu'il ne parle pas la langue, car un Chinois parle Chinois et quand il s'expatrie, il continue de parler Chinois. Il vient pour travailler et pas pour discuter. Ce qui fait qu'il courre dans tous les sens avec son papier. Mais au final, il y arrive et c'est là qu'on voit qu'il n'en a rien à faire de tous ces étrangers car il veut, en plus, passer avant toi. Bon, je m'tais. Pas de réflexion! Les noms défilent et certains, qui viennent d'arriver dans la salle, passent déjà. C'est immoral çà! Mon voisin est appelé, il est Péruvien et on voit de suite qu'il est content. Je devrai attendre 11H15 pour entendre enfin mon nom, enfin, ce qu'il en reste, l'employée doit le recrié car au premier moment, je n'avais pas bien compris. La dame est très aimable, les autres aussi d'ailleurs, un mot gentil, quelques questions sur ma provenance pour sa propre information. Vraiment très agréable. Elle me prend l'empreinte de mon pouce droit et me le met sur ma photo. Ouf, elle a bien travaillé. Signature, remettre la deuxième photo que j'avais reçue le 2 octobre 2008 (Eh! oui, faut pas l'égarer dans l'attente!) Et voilà le tour est joué. Elle me dit d'attendre la vérification et que je recevrai mon document, que tout est en ordre. Je l'aurais bien embrassée tellement j'étais content. Je me suis contenté d'une bonne poignée de main. La vérificatrice qui était dans l'amoncellement de ses papiers finit par m'appeler et me remettre le document tant convoité. J'étais HEUREUX! Comme un gamin à qui on a donné un nouveau jouet. Cette journée fût aussi stressante qu'un jour d'examen car je n'avais aucune idée du fonctionnement de cette journée. Je suis sorti et j'ai marché jusqu'au premier bar pour m'offrir une bonne eau gazeuse. Eh! non, pas une bière, j'avais encore un poids sur l'estomac et comme je n'avais pas encore mangé, je suis resté avec mon eau. Je repassai par la Florida pour une ou deux courses pour Nini et retournai en me promenant via la Lavalle à la gare des bus de Retiro. Et c'est là, que je vis un attroupement de personnes avec leur GSM ou appareil photo dirigé vers le ciel. Je m'arrêtai et regardai dans cette direction et, là, sur la balustrade d'un appartement, il y avait un condor qui se reposait. Un bon présage pour moi qui venait d'acquérir le droit de rester et vivre dans ce merveilleux pays.
Prendre le premier Car qui passe et retourner à Mar del Plata le plus vite possible loin de ce bruit, cette polution et ces bousculades. Buenos-Aires est joli mais vaut mieux s'y promener le dimanche. Voilà, j'ai un bus qui part dans une demi-heure et comme je pensais dîner, c'est fichu. Faudra attendre la maison. J'en profite vite pour téléphoner mon heure d'arrivée à Nini. Le temps de raccrocher et le car est là. Je suis content de pouvoir m'y installer et de me dévêtir un peu car je suis trempé de chaud. Un temps à faire pâlir un été Belge. Il y avait une trentaine de degré en ville et le p'tit Belge avec ses fringues suait comme un boeuf au travail. Mais je fût récompenser car lorsque j'arrivai à Mar del Plata, il douchait; la bonne "drache" Belge, bien mouillée. Je prîs un taxi et arrivai à la maison vers 20H30 où Nini m'attendait avec un bon souper.
Et voilà, maintenant, je vais pouvoir avoir un compte en banque, çà fait bien! Manque plus que la SNCB m'augmente autre chose que de 10€!
Aujourd'hui, samedi, nous pouvons sabler le champagne pour cette occasion. Cela en valait la peine et tout ce parcours d'un an n'aura pas été fait en vain.
Inscription à :
Articles (Atom)
